La guerre de Philadelphie contre l'inhalation de colle dans les années 1960 offre des leçons pour les efforts anti-vaping actuels
Résumé
Au printemps 2025, le district scolaire de Philadelphie a organisé une réunion publique de prévention du vapotage chez les jeunes, et le conseil municipal a adopté en juin 2025 un projet de loi anti-vapotage restreignant les ventes aux moins de 21 ans. Cependant, la maire Cherelle Parker a renvoyé le projet de loi sans le signer, car la charte de la ville impose déjà des politiques sans fumée dans les espaces publics et punit les entreprises qui autorisent les mineurs sur leurs lieux. Ce blocage législatif reflète les tentatives échouées de la ville dans les années 1960 pour lutter contre l'inhalation de colle. À cette époque, la police et les responsables se sont concentrés sur les jeunes qui consommaient des substances plutôt que sur les magasins qui vendaient de la colle, des amphétamines et des sirops contre la toux aux mineurs. Le projet de loi anti-inhalation de colle de 1964, introduit par le conseiller Thomas M. Foglietta, prévoyait d'interdire la vente de colles contenant des solvants aux jeunes et de punir la possession par des amendes et des peines de prison. Malgré le soutien de psychiatres et d'un cas médiatique liant un acte violent à l'inhalation de colle, le projet de loi a été rejeté par le conseil municipal en 1965. Les critiques ont soutenu que la loi était trop vague et que les produits de tous les jours ne devraient pas être interdits en raison de l'usage par quelques-uns. L'histoire de ces régulations échouées montre un motif persistant où le profit et les mesures punitives prennent souvent le pas sur la santé et la sécurité. Aujourd'hui, alors que Philadelphie lutte contre la crise des opiacés et débat sur des stratégies de réduction des dommages comme les sites d'injection sûrs, les leçons des années 1960 suggèrent que la régulation du commerce et la lutte contre les causes profondes de la dépendance, comme la pauvreté et le déclin économique, sont cruciales pour une politique de santé publique efficace.
(Source:The Philadelphia Inquirer)